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'The Lost City of Z' de James Gray (8/10)

  • Photo du rédacteur: Sylvain Ruffier
    Sylvain Ruffier
  • 26 mars 2017
  • 2 min de lecture

L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…


Après son excellent ‘The Immigrant’, James Gray revient avec un projet d’une ambition assez folle sur le papier. Retrouvant le film d’époque et délaissant une fois de plus l’univers mafieux qui l’avait fait connaître, le réalisateur nous embarque dans une reconstitution historique fascinante. D’une cohérence épatante, l’œuvre de James Gray continue d’évoluer sans se renier et le réalisateur propose un nouveau long-métrage réussi. Véritable magicien de l’image, Gray est sous-estimé car ses films ne sont jamais éloquents, restant dans une pâte classique mais sans jamais être ennuyeuse. En cela, il prend plus de liberté avec ‘The Lost City of Z’, probablement grâce à un budget plus conséquent. Le film est une franche réussite tant le réalisateur sait mettre en image ses propos. Véritable film d’aventure et odyssée intime, le réalisateur aborde à travers son héros plusieurs thématiques qu’il développera tout au long du film, quitte parfois à brouiller le spectateur sur ses véritables intentions. Du casting à l’atmosphère, tout est parfaitement soigné et à sa place. Gray a un sens aigu du détail et grâce à sa mise en image, propose autant un film premier degré qu’une odyssée métaphysique par certaines ambiances qu’il instaure. ‘The Lost City of Z’ fait souvent penser au final d’Apocalypse Now, du grand Coppola, car il touche quelque chose de spirituel dans son approche, sans jamais être ostentatoire ou grandiloquent. James Gray a toujours eu une classe folle dans sa mise en scène et il le prouve une nouvelle fois. Charlie Hunnam étonne par sa palette de jeu et son charisme et Robert Pattinson continue de montrer après ‘The Rover’ qu’il est un excellent acteur. Il est alors dommage de voir que le film perd grandement en force sur la fin, alors qu’il propose une structure narrative trop répétitive pour être totalement convaincante. Les allers venues du héros dans la jungle finissent par être systématiques et on regrette que la force émotionnelle du film, bien présente pendant deux heures, finisse par retomber faut d’une direction claire dans le final. Comme si James Gray ne savait pas finalement comment terminer, le film déçoit un peu les attentes du spectateur qui pourra rester sur sa faim après deux heures de très grand cinéma. Il n’empêche, Gray dévoile un film puissant, élégant et racé. Construisant à l’aide d’un montage d’une belle fluidité des scènes souvent incroyables, le réalisateur démontre une fois de plus, après ‘The Immigrant’ ‘Two Lovers’ ou ‘La Nuit nous Appartient’, qu’il fait partie des grands. A voir !

 
 
 
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